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Le Lys illustré au cours du 20e siècle

À partir de l’édition Conard qui, en 1927, intègre des dessins originaux de Charles Huard gravés sur bois par Pierre Gusman, l’iconographie autour du Lys dans la vallée se multiplie et se diversifie. Néanmoins, certains thèmes semblent avoir retenu l’attention des illustrateurs.

 

Nous retrouvons ainsi des illustrations champêtres ou représentant le village de Saché, son manoir et le château de Clochegourde. Les scènes soulignant l’instinct maternel d’Henriette sont également récurrentes, de même que les scènes d’intimité entre Félix et Henriette (le baiser lors du bal, les promenades en barque ou dans la vallée). Les dessinateurs ont aussi mis l’accent sur les accès de violence du comte de Mortsauf, la vie quotidienne dans le salon de Clochegourde (jeux, tapisserie…), le personnage de lady Dudley en conquérante, souvent représentée à cheval, et enfin l’agonie d’Henriette. Ces différentes scènes correspondent à des évènements marquants du roman.

 

 

 

 

 

 

Certains artistes se sont probablement rendus à Saché afin de représenter les lieux le plus fidèlement possible. Ainsi, les illustrations de M.T. Mabille, de Zanardi, de N. Petrelli, de Berthold Mahn figurent l’Indre, les moulins de Pont-de-Ruan, le village de Saché avec son manoir et son église romane, et bien-sûr le manoir de Vonnes qui servit de modèle à Balzac pour la description du château de Clochegourde. Ces dessins très précis font écho à l’écriture balzacienne qui permet, par la seule lecture du roman, de se représenter la topographie des lieux grâce aux descriptions minutieuses de l’auteur.

 

 


[Le château de Clochegourde 

 

 

En ce qui concerne les couvertures d’ouvrages, les éditeurs ont souvent fait le choix de reprendre des gravures réalisées au 19e siècle pour les premières éditions illustrées du roman, ou l’aquarelle attribuée à Maria du Fresnay[1]Pour la plupart, les couvertures représentent la comtesse Henriette de Mortsauf, personnage central du roman qui incarne, par métaphore, le « lys dans la vallée ».

 

 

Élise Gaborit (Musée Balzac, Saché)

 


[1] Maria du Fresnay fut la maîtresse de Balzac dans les années 1830.

 

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